Les députés nationaux ont repris, mardi le 15 septembre 2026, le chemin de l’hémicycle du Palais du Peuple à Kinshasa, à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2026. Une rentrée parlementaire qui intervient dans un contexte politique, sécuritaire et économique particulièrement chargé.
Après trois mois de vacances parlementaires, l’Assemblée nationale retrouve ainsi ses travaux avec plusieurs dossiers majeurs sur la table. Comme le prévoit la Constitution, la session de septembre revêt principalement un caractère budgétaire. L’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027 figure dès lors parmi les principaux enjeux de cette nouvelle séquence parlementaire.
Cette rentrée intervient également dans un environnement politique marqué par le débat autour de la Constitution, du projet de loi référendaire et du dialogue national annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi. Ces questions devraient alimenter les débats parlementaires au cours des prochaines semaines.
Sur le plan économique, le dépôt du projet de loi de finances 2027 par la Première ministre Judith Suminwa, le même jour, donne une dimension particulière à cette session. Le texte, présenté en équilibre à 56 929 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars américains, doit désormais suivre la procédure d’examen et d’adoption au Parlement.
Au-delà du budget, les députés sont appelés à exercer leurs prérogatives législatives et de contrôle de l’action gouvernementale, dans un contexte où les attentes sociales restent importantes. Les questions liées à la sécurité, au pouvoir d’achat, aux infrastructures, à l’agriculture et au fonctionnement des institutions constituent autant de dossiers susceptibles de retenir l’attention des élus.
La journée d’ouverture a par ailleurs été marquée par un dispositif sécuritaire renforcé autour du Palais du Peuple. Cette mesure intervenait alors qu’une marche de la Coalition Article 64 était organisée le même jour à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays.
L’ouverture de cette session parlementaire marque donc le début d’une période qui s’annonce déterminante pour l’examen des grandes orientations financières de l’État et pour les débats institutionnels qui traversent actuellement la République démocratique du Congo.
Les travaux parlementaires devront désormais permettre de confronter les priorités affichées par l’exécutif aux exigences du contrôle parlementaire et aux préoccupations exprimées au sein de la représentation nationale.
La Rédaction



