Kananga : après la condamnation à mort d’un homme pour le meurtre de son épouse, FMMDI appelle à renforcer la lutte contre les violences conjugales

L’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI-ONG) réagit à la condamnation à mort prononcée jeudi 1er octobre par le Tribunal de grande instance de Kananga contre l’auteur du meurtre de son épouse à Katoka.

Dans un communiqué rendu public jeudi tard dans la soirée, l’organisation salue la décision judiciaire, tout en appelant à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.

Le drame s’était produit dans la commune de Katoka, à Kananga, dans la matinée du 1er octobre. L’homme, identifié au nom de André Ntambue Lufuluabo, a été reconnu coupable du meurtre de son épouse par le Tribunal de grande instance de Kananga, siégeant en matière répressive au premier degré et en procédure de flagrance.

Les premiers éléments du dossier font état d’un meurtre commis dans un contexte de soupçons d’infidélité. Il convient toutefois de parler de soupçons plutôt que d’une infidélité établie, celle-ci n’étant pas présentée comme un fait judiciairement démontré dans les sources consultées.

Réagissant au verdict, FMMDI dit saluer « vivement la condamnation à la peine de mort » de l’auteur du meurtre et condamne fermement ce qu’elle qualifie d’« acte odieux ». Pour l’organisation, ce drame rappelle la nécessité de lutter contre toutes les formes de violence au sein des couples. « La vie humaine est sacrée », souligne-t-elle dans son communiqué, appelant à un engagement collectif contre les violences conjugales.

L’ONG FMMDI exprime par ailleurs sa compassion à la famille de la victime et salue l’intervention des services de sécurité, notamment de la Police nationale congolaise, ainsi que la collaboration de la population ayant permis l’interpellation rapide de l’auteur présumé, désormais condamné par la justice.

Pour FMMDI, la réponse aux violences conjugales ne doit cependant pas se limiter à la sanction judiciaire après la commission d’un crime. L’organisation appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, particulièrement les femmes et les filles. Elle interpelle également les communautés locales, les chefs coutumiers, les leaders religieux, mais aussi les hommes et les garçons sur leur rôle dans la prévention des violences.

L’ONG plaide notamment pour la promotion d’une « masculinité positive », du respect de la dignité humaine et de relations conjugales fondées sur le dialogue et la non-violence.

Enfin, FMMDI appelle à briser le silence et à dénoncer les cas de VBG au sein des communautés

Pascal Kabisekele

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